on vole au creusot!!

LE CREUSOT : Prendre des cours de paramoteur, c'est désormais possible

http://www.creusot-infos.com/news/vie-locale/le-creusot/le-creusot-prendre-des-cours-de-paramoteur-c-est-desormais-possible.html

 

30/03/2017 07:35Lu 1339 foisImprimer l’article

Une nouvelle école donne ses premiers cours et permet aux parapentistes d'obtenir le brevet d'ULM en quelques séances. 

Devant le local de Creusot Vol Libre, un drôle d'engin est posé depuis quelques jours. Autour de lui, quelques parapentistes prennent le vent, faisant gonfler et retomber leur voile en courant dans le champ, sur les hauteurs des Combes.
Ce sont les premiers élèves inscrits à l'école Ailevi ULM, fondée par Aurélia Hallé, une école itinérante qui forme au paramoteur à Chalon-sur-Saône, Tournus, Mâcon, et donc au Creusot.
Le paramoteur, c'est un parapente mais que l'on pratique avec un moteur accroché dans le dos. Une grosse hélice qui donne des possibilités supplémentaires à la pratique, en permettant notamment de décoller de n'importe où, depuis des zones plates et dégagées, et de prendre de l'altitude. Une forme de liberté supplémentaire pour les parapentistes qui n'ont pas accès à de grands dénivelés, comme c'est le cas en Saône-et-Loire, et qui souhaitent faire durer leurs vols.
 

«Décoller de n'importe où»


Mais bien-sûr, le fait d'avoir un moteur fait changer l'engin de catégorie. Le paramoteur est un Ultra Léger Motorisé, qui répond à la législation des ULM au regard de la DGAC, la Direction Générale de l'Aviation Civile. Alors les élèves d'Aurélie s'inscrivent pour un forfait «objectif brevet» qui se découpe en 16 séances d'une demi-journée alliant pratique et théorie, en groupe de 2 à 4 élèves. «Les élèves commencent par une semaine complète de cours, qui comprend de 8 à 13 séances en fonction de la météo» explique Aurélia. 
«La formation coûte 1500 euros et le brevet, valable à vie, permet ensuite de se faire plaisir à un coût vraiment réduit : l'avantage du paramoteur par rapport à l'ULM classique, c'est qu'on n'a besoin ni d'un hangar, ni d'une piste. On peut décoller de n'importe où. La législation impose simplement d'avoir l'accord du propriétaire du terrain et du maire».
En neuf, l'achat d'une voile coûte environ 3000 euros et la machine environ 500 euros. Il suffit donc d'un investissement de départ d'environ 5000 euros pour, ensuite, à coût quasi nul, ou en tous cas très réduit, pouvoir voler en toute liberté !
Et Aurélia n'est pas n'importe quel instructeur. Elles ne sont que deux femmes à faire ce métier en France. Et après avoir volé un peu partout dans le monde, du haut de ses 27 ans, Aurélia Hallé fait partie de l'équipe de France de paramoteur depuis 2016. Cette année, elle participera aux championnats d'Europe en navigation et aux championnats du monde en slalom. 
 

Joël Saint-Pé, élève de Ailevi ULM

«S'affranchir de certaines contraintes»

 

«Je suis membre de Creusot Vol Libre et parapentiste depuis 7 ans. J'affectionne beaucoup cette discipline, en vol contemplatif. Et j'ai décidé de passer au paramoteur car il permet de s'affranchir de certaines conditions météo, en particulier dues au vent. Quand il n'y a pas de vent, il faut du dénivelé pour pouvoir décoller. Le moteur permet de palier à cette contrainte et aussi de réaliser des trajets plus importants. Bien-sûr, le poids, l'encombrement et le bruit sont des petits inconvénients supplémentaires, mais c'est le prix de cette liberté supplémentaire de pouvoir voler n'importe où, n'importe quand».

 

 
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